Concert du Quatuor Issy-Paris à Marcillac-Lanville

Lundi 11 août 2008 2008 à 20 heures 30 à l’Eglise prieurale de Marcillac-Lanville (Charente)

Programme :

G. Rossini : Ouverture du Barbier de Séville
L. Delibes : Duo des Fleurs de Lakme
E. Grieg : Danses Norvégiennes
E. Chabrier : España
M. De Falla : Danse du feu de l’Amour Sorcier
T. L. de Victoria : Ô Magnum Mysteriosum (Quatuor de clarinettes basses)
H. Berlioz : Marche au supplice de la Symphonie Fantastique (Quatuor de clarinettes basses)
Y. Gourhand : Discussion (Quatuor de clarinettes basses)

Marche au supplice de la Symphonie Fantastique
Quatuor de clarinettes basses avec clarinette contralto, arrangement Olivier Faure

 

Hector Berlioz

Né à La Côte Saint André en 1803 - † à Montmartre en 1869.

Il est issu d’une famille cultivée, son père est médecin à Grenoble et veut que son fils suive les mêmes études que lui. Hector débute alors une année de médecine, mais très tôt, il préfère composer et suivre une formation de musique de chambre. Il sera guitariste et flûtiste. Irrésistiblement attiré par les délices de la vie parisienne, Berlioz s’oppose de plus en plus violemment à l’autorité de son père. Ces discordes, qui se répètent, aboutissent à un compromis entre le Père et le fils : Hector pourra désormais non seulement se consacrer à ses études musicales mais aussi percevoir une rente mensuelle.

En 1826, Il entre au Conservatoire et suit les cours de Cherubini et Lesueur. Lorsqu’il ne reçoit pas d’argent de son père, il donne des leçons et entre dans une chorale, il ne verra pas sa famille pendant 8 ans. Berlioz se présente quatre fois au prix de Rome et l’obtient finalement en 1830 avec une cantate. Il restera 2 ans à Rome et étudiera les grands compositeurs dont Beethoven mais surtout l’opéra de Weber, les grands auteurs, la littérature: Gœthe, Shakespeare… En 1827, Berlioz rencontre l’actrice irlandaise Harriet Smithson qu’il épousera en 1833. C’est l’époque de la Symphonie fantastique, œuvre autobiographique, histoire d’un amour non partagé.

En 1832, Il écrit une suite à sa Symphonie fantastique intitulé: Le retour à la vie. Il écrit aussi un Requiem en mémoire des héros de la révolution de 1830 qui aura un très grand succès et une très bonne critique d’Alexandre Dumas. Harold en Italie, composition faite à la demande de Paganini. Berlioz aura diverses professions, journaliste et critique, La Gazette musicale et Le Journal des Débats l’emploieront pendant 27 ans et lui permettront d’entrer dans le milieu officiel. Pour se faire accepter, il écrit beaucoup d’opéras, Benvenuto Cellini, Roméo et Juliette (il influence Wagner présent lors d’une représentation). Berlioz compose également la Symphonie funèbre et triomphale pour harmonie militaire.

Entre 1835-1840, Hector fait la connaissance d’une belle Espagnole, Maria Recio. A partir de 1842, Il fait un long périple en Europe : Londres, Vienne, Berlin, Saint-Petersbourg, Prague, la Pologne, la Silésie. Pendant ce voyage, il réalise sa théorie sur drame et orchestre et rencontre des musiciens qui l’aideront à réaliser ses thèses; Liszt, Mendelssohn. En 1847, Berlioz se rend en Russie, à Budapest et dans la capitale anglaise. Partout, l’accueil est chaleureux. Il commence la rédaction de ses mémoires et son Te Deum. De retour en France après la mort de son père, il fonde un orchestre et compose un recueil de mélodies ; œuvre à thème patriotique et vocale. Pendant cette année-là, Berlioz réunit tous ses articles de recueil, et l’intitulera : Les soirées de l’orchestre, édité en 1852.

Le succès parisien, Berlioz ne le rencontrera qu’en décembre 1854, lors de l’interprétation de l’oratorio l’Enfance du Christ. C’est cette même année qu’il épouse Maria Recio et qu’il commence à entretenir une correspondance avec la femme de Liszt: Caroline von Saynweihgeistein. Ensuite, Hector Berlioz occupe plusieurs fonctions officielles ; membre de l’institut de Paris, bibliothécaire du Conservatoire… Il y eut aussi plusieurs écrits littéraires connus sous le nom de Mardiste (livres feuilletons qui sortaient tous les mardis). Berlioz compose encore Les Troyens, représenté en 1863, Béatrice et Bénédict.

Au cours des années suivantes, la santé déclinante de Berlioz entame une partie des élans qui avaient jusqu’alors mené son existence: le décès de sa seconde femme et de son fils (1865) ainsi que la perte d’amis fidèles l’isolent de façon tragique. Malade, souffrant d’une congestion cérébrale, il accepte cependant d’assurer une cinquantaine de concerts en Russie, où il rencontre le groupe des 5. Le 8 mars 1869, Berlioz s’éteint à Paris.



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