Concerto pour piano n°4 de Beethoven
Samedi 12 juillet à 18 heures à Courseulles sur Mer (Calvados)
Avec l’Ensemble Instrumental Jean-Walter Audoli
Programme :
Ludwig van Beethoven : Concerto pour piano n°4 (première version pour quintette à cordes transcrite par Hans Werner Küthen)
Giacomo Puccini : Messa di Gloria
Direction : Jean-Walter Audoli
Piano : Emmanuelle Jeannenez
Concerto pour piano n° 4
Le Concerto pour piano en sol majeur, op. 58 est le quatrième des cinq concertos pour piano de Ludwig van Beethoven. Il fut composé en 1806 avec cependant des premières esquisses dès février 1804. Sa composition est à peu près contemporaine de sa quatrième symphonie, de son concerto pour violon et de la sonate Appassionnata. Il a été achevé en 1806 et une première exécution eut lieu en 1807 à titre privé. Il a été créé en public lors d’un concert « historique » le 22 décembre 1808 au Theater an der Wien, comportant à son programme, outre cette pièce, les créations de sa cinquième et de sa sixième symphonie. Le soliste en était le musicien lui-même, handicapé par sa surdité.
Il est dédié à l’archiduc Rodolphe d’Autriche, son élève, dédicataire également de son cinquième concerto. Il comprend trois mouvements.
Ce concerto inaugure un genre nouveau, à la fois symphonie pour orchestre et fantaisie pour piano. Le rapport entre piano et orchestre tend à une fusion toujours plus grande. De fait, le premier mouvement présente une fluidité des éléments mélodiques, rythmiques, harmoniques ou formels totale. Le second mouvement présente une écriture analogue à un opéra. L’écriture ornementale du piano serait une ligne vocale colorature tandis que les dialogues avec l’orchestre ressemblent à une transposition instrumentale de la technique du récitatif. Le rondo final est directement enchainé et participe donc à cet esprit de continuité. Il est construit à partir de l’alternance d’un refrain (directement exposé par l’orchestre, ce qui est inhabituel) et d’un seul couplet, varié et développé. Sans que ce concerto puisse à proprement parler être qualifié d’aimable (son mouvement central, notamment, est très sombre), il est clair qu’il n’a pas le caractère héroïque du cinquième concerto de Beethoven.