Concert du Quatuor Issy-Paris à Notre Dame de l’Assomption
Jeudi 15 mai 2008 à 20 heures 30 à Notre Dame de l’Assomption (Paris)
Notre Dame de l’Assomption
90 rue de l’Assomption
75016 Paris
Programme
Gioacchino Rossini : Ouverture du Barbier de Séville
W.A Mozart : Quatuor “Les dissonances” n°19
Léo Delibes : Duo des Fleurs de Lakme
Anton Dvorak : Danse Slave (Allegretto scherzando) n°2 op.46
Emmanuel Chabrier : España
Manuel De Falla : Danse du feu de l’Amour Sorcier
Tomás Luis de Victoria : Ô Magnum Mysteriosum (Quatuor de clarinettes basses)
Hector Berlioz : Marche au supplice de la Symphonie Fantastique (Quatuor de clarinettes basses)
Yves Gourhand : Discussion (Quatuor de clarinettes basses)
Le Barbier de Séville
Quatuor de clarinettes (petite clarinette, 2 clarinettes si bémol, clarinette basse)
Opéra bouffe en 2 actes (créé à Rome en 1816)
de Gioachino Rossini (1792-1868)
sur un livret de Cesare Sterbini,
inspiré de la pièce de Beaumarchais.
L’histoire a été tirée de la comédie éponyme de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (1732-1799), jouée pour la première fois au Théâtre-Français le 23 février 1775. Elle veut que Figaro, un barbier, aide le Comte Almaviva à gagner le coeur de la belle Rosine. Cette oeuvre est sincèrement spectaculaire et comique.
L’ouverture est mémorable grâce à sa mélodie de gamin moqueur. La seule ouverture que Rossini a écrite qui la rivalise serait celle de Guillaume Tell. Elle a été initialement écrite pour une autre oeuvre quelques années avant. Rossini a réalisé l’ouverture pour Aureliano in Palmira (1814), puis, lorsque le compositeur réalisa Elisabeth Reine d’Angleterre (1815), il reprit de nouveau la même ouverture. Rossini était paresseux au point de reprendre ses oeuvres et de les insérer dans ses autres opéras. Le thème de l’ouverture du Barbier de Séville sert ainsi à trois opéras !
L’opéra est essentiellement connu pour son air de Figaro (largo al factotum), par le célèbre Aria de Rosine (una voce poco fa) et par le thème de la Calomnie de Don Basilio (la calunnia è une venticello).
La première eut lieu le 20 février 1816 au Teatro di Torre Argentina à Rome, avec Gertrude Giorgi-Righetti (Rosine), Manuel Garcia (Almaviva), Luigi Zamboni (Figaro), Bartolomeo Botticelli (Bartolo), et Zenobio Vitarelli (Basile).
Ce fut une succession de catastrophes. Le ténor Garcia, qui avait voulu s’accompagner à la guitare, fut sifflé. Rossini en habit noisette au piano d’accompagnement fut chahuté. Vitarelli trébucha et saigna du nez. Pour couronner le désastre, un chat traversa la scène et la salle entière se mit à miauler. La représentation se poursuivit dans un désordre indescriptible. Le lendemain, Rossini déclara qu’il ne participerait pas à la deuxième représentation. Une fois couché, la foule vint réveiller pour acclamer le compositeur ébahi !
Le Quatuor Issy-Paris :
Mathieu Duch (Clarinette Sib, Clarinette Basse)
Benjamin Masciotta (Petite clarinette, Clarinette Sib)
Frédéric Estoup (Clarinette Sib, Clarinette Basse)
Olivier Faure (Clarinette Basse, Clarinette Contralto)
Le Quatuor Issy-Paris est un ensemble de musique de chambre composé de quatre clarinettistes professionnels jouant dans des orchestres parisiens. Réunis à Issy-les-Moulineaux, ils décident de mettre leur talent et leurs expériences musicales en commun pour créer le Quatuor de Clarinettes Issy-Paris. Grâce à la diversité des instruments employés, le Quatuor Issy-Paris évolue dans un répertoire original dans toutes les périodes et les différents styles de l’histoire de la Musique.
Pas moins de 14 clarinettes sont utilisées : la traditionnelle clarinette en Si bémol, la clarinette en La, les clarinettes basses, les petites clarinettes en Mi bémol, et surtout un instrument assez rare dans le paysage sonore, la clarinette contralto. Désireux d’enrichir le répertoire de sa formation, il prend plaisir à jouer de nouvelles oeuvres au cours de ses concerts en sollicitant ses amis compositeurs. Autre originalité, le Quatuor Issy-Paris propose à ses auditeurs des explications et des anecdotes concernant les oeuvres abordées. Ces dernières ont pour but de resituer les morceaux dans leur contexte original, d’en faciliter l’écoute, et d’offrir une approche plus conviviale.