Messa di Gloria de Rossini

Vendredi 4 avril 2008 à 20 heures 45 au Palais de justice de Paris (Grande salle de cassation de l’Ile de la Cité)

Programme :

Gioacchino Rossini : Messa di Gloria
Giuseppe Verdi : Hymne des nations

Avec l’Orchestre de Chambre Régional d’Ile de France et l’Ensemble Polyphonique de Versailles.
Direction : Silvio Segantini

Gioacchino Rossini

Gioacchino Rossini naît en 1792 dans un petit port de l’Adriatique, Pesaro (Italie). Son père, Giuseppe, joue du cor dans l’orchestre municipal et sa mère, Ana Guidarini, fait une carrière de soprano. Il étudie très jeune le cor, le violon, l’alto, le chant et la composition.

A Bologne, il reçoit l’enseignement du père Stanislas Mattei au Liceo musicale (académie de la ville). Il quitte le Liceo en 1810 et se voit très vite commander son premier opéra la cambiale di matrimonio. Il ne tarde pas à recevoir d’autres commandes et obtient son premier succès en 1813 avec Tancredi. Ce succès marque le départ d’une carrière brillante.

En 17 ans Rossini écrit près de 40 opéras. Son style est celui de la gaieté de la jeunesse et de l’insouciance. « Il Tedeschino » (le petit Allemand) montre tout son talent dans sa façon de structurer ses opéras enchaînant duos, trios, arias, quatuors et ensembles en un mouvement perpétuel et varié.

Avec son oeuvre dont l’opéra forme le centre, Rossini se situe à la frontière du XVIIIème et du XIXème siècle. Il porta les genres italiens de « l’opera bouffa » et de « l’opera seria » à leur achèvement et contribua à établir les bases de l’opéra italien tel qu’il allait se développer jusqu’à un autre très grand compositeur de ce, genre Verdi. Il écrit son premier opéra, le Barbier de Séville (1816), en treize jours. C’est le premier d’une série de quarante opéras, dont les plus joués et les plus appréciés de nos jours sont l’Italienne à Alger, (1813), la Pie voleuse, (1813), le Turc en Italie, (1814), et Semiramide (1823).

Il occupera tout au long de sa vie une position unique et sans rivaux et connaîtra le succès dans toute l’Europe. Il termine sa carrière en 1829 à Paris avec son opéra sérieux le plus ambitieux, Guillaume Tell. Ce dernier opéra bouleverse le public et l’installe définitivement dans une position dominante dans le monde de l’opéra. Il finira ses jours comme rentier partagé entre la France et son Italie natale.



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