Le Roi David d’Arthur Honneger
Avec l’Orchestre de Chambre Régional d’Ile de France (Jean-Walter Audoli) :
Samedi 19 Mai 2007 à 21 h à l’Eglise Ozanam de Cergy le haut (Val d’oise)
Dimanche 20 Mai 2007 à 17 h à l’Eglise St Germain Soisy Sous Montmorency (Val d’oise)
Direction :
Jean-Walter Audoli
Solistes :
Laurence de la Morandière, soprano
Jacqueline Mayeur, alto
Hervé Lamy, ténor
Denis Léger-Milhau, récitant
Véronique Audoli, la Pythonisse
Version de 1921 (solistes vocaux et ensemble orchestral : six bois, quatre cuivres, un piano, deux timbales, un gong, une contrebasse, un harmonium et un tam-tam)
Entrée :
20 euros plein tarif
16 euros adhérents A Coeur Joie et pré-réservations
10 euros pour les moins de 12 ans
Arthur HONEGGER 1892 - 1955
Le Havre, 10 mars 1892 - Paris, 27 novembre 1955
Issu d’une famille suisse protestante, Honegger fait ses études musicales aux Conservatoires de Zurich et de Paris. Widor l’initie à la composition, Vincent d’Indy à l’orchestration.
Il est également en contact avec les jeunes compositeurs, notamment Poulenc et Milhaud, qui constitueront ultérieurement le Groupe des Six. Mais, davantage qu’eux et à la grande déception de Cocteau, il reste attaché aux maîtres de la tradition classique et romantique (Beethoven, Wagner, Strauss, Reger) et surtout à J.-S. Bach.
La forme du choral revient régulièrement dans son œuvre, et il aurait souhaité couronner sa carrière avec une Passion. Le psaume dramatique Le Roi David (1921) est le premier succès du compositeur qui renoue avec la grande forme de l’oratorio biblique abandonnée depuis Haendel et Haydn.
Renouvelant l’expression théâtrale par une fusion de la musique, de la parole et de l’action, Honegger produit une série d’œuvres religieuses ou profanes impressionnantes : Judith (1925), Phaedre (1926), Antigone (1928) et surtout Jeanne au bûcher (1935) et La Danse des morts (1938), en collaboration avec Paul Claudel.
Les symphonies, au nombre de cinq, témoignent d’une grande richesse orchestrale. Mais Honegger aborde bien d’autres genres dramatiques et musicaux, avec le même bonheur : l’opérette, avec Le Roi Pausole et Les Petites Cardinal.
Au début de sa carrière, ses trois « mouvements symphoniques » Pacific 231, Rugby et Mouvement symphonique n° 3 formeront un triptyque caractéristique de son intérêt pour les mutations technologiques de son temps, dont les arts plastiques se feront aussi les témoins, et qu’il traduit, pour sa part, dans des ensembles orchestraux puissants, physiques, auxquels son harmonie chromatique confère une force exceptionnelle.
Aussi éloigné des esthètes (Cocteau, Satie) qui pratiquent « le culte de la foire et du music-hall », que de « l’art d’abstraction » d’un Schönberg, Honegger recherche une musique accessible à l’homme de la rue, tout en intéressant le musicien.
Le Roi David
Le Roi David est un oratorio composé par Arthur Honegger en 1921.
Il fit l’objet d’une commande du poète René Morax pour la représentation de son drame au théâtre du Jorat de Mézières en Suisse. Sur les recommandations d’Ernest Ansermet et les conseils d’Igor Stravinski, il fit appel au compositeur suisse. Ce dernier acheva une première version en avril 1921 (en deux mois), pour solistes vocaux et petit ensemble orchestral (six bois, quatre cuivres, un piano, deux timbales, un gong, une contrebasse (violoncelle ad lib.), un harmonium et un tam-tam). Cette œuvre, devant son succès initial, fut donnée à Paris dans une version symphonique. Pour pallier l’absence d’acteurs, Honegger introduisit un récitant, redonnant ainsi vie à l’oratorio. Le musicien reprit cette formule quelques années plus tard pour Jeanne d’Arc au bûcher.
L’œuvre comporte vingt sept numéros et dure un peu plus d’une heure.
Introduction (récitant)
Cantique du berger David (voix d’enfant)
Psaume : loué soit le Seigneur (chœur mixte)
Chant de victoire (chœur mixte)
Cortège (récitant)
Psaume : ne crains rien (ténor solo)
Psaume : Ah ! si j’avais des ailes de colombe (Soprano)
Psaume : cantique des Prophètes (chœur d’hommes)
Psaume : Pitié de moi, mon Dieu (Ténor)
Le camp de Saül (récitant)
Psaume : l’éternel est ma lumière infinie (chœur mixte)
Incantation : La Pythonisse (récitant)
Marche des Philistins (récitant)
Lamentations de Guilboa (chœur de femmes)
Jérusalem, Jérusalem ! (chœur de femmes)
La danse devant l’arche (récitant, chœurs)
Cantique : De mon cœur jaillit un cantique (chœur mixte)
Chant de servante (Mezzo soprano)
Psaume de pénitence (chœur mixte)
Psaume : Je fus conçu dans le péché (chœur mixte)
Psaume : Je lève mes regards vers la montagne (ténor)
La chanson d’Ephraïm (soprano et chœur de femmes)
Marche des hébreux (récitant)
Psaume : Je t’aimerai, Seigneur, d’un amour tendre (chœur mixte)
Psaume : dans cet effroi (chœur mixte)
Couronnement de Salomon (récitant)
Mort de David (soprano et chœur mixte)
Danielle Hauer (Publié le 16 janvier 2008 à 15:23)
je ne fais pas vraiment de commentaire sur votre site. Je suis seulement à la recherche de la partition de l’Alleluia du Roi David, afin d’essayer de le chanter à 4 voix.est-il possible d’avoir un aperçu de la partition de cet extrait ( je ne la trouve pas)
Avec mes remerciements.
D. Hauer